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Konoha-tengu

Konoha-tengu, le tengu mineur de la rivière Ōi

Édité parCréé leMis à jour le

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Asie
JaponJapon(Japon)
JaponRivière Ōi(Japon)
👺
Rang
Tengu mineur des feuillesNiv. 50
👹
Hiérarchie
Hiérarchie Yōkai JaponaiseNiv. 85

Un nom pour le tengu mineur

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Le konoha-tengu, « tengu des feuilles », n'est pas un échelon dans une hiérarchie : c'est l'un des noms que le Japon d'Edo donna au tengu mineur, celui-là même que d'autres contrées appelaient karasu-tengu ou kotengu. Il apparaît aussi sous les noms de sakaidori, « oiseau de la lisière », et de koppa-tengu, « tengu d'échardes ». Ce que le nom évoque, c'est une chose abondante et légère, des feuilles que le vent emporte par poignées, et c'est exactement l'inverse de la figure unique et souveraine du grand tengu. Les textes qui le documentent sont des miscellanées des XVIIIe et XIXe siècles, relations de curiosités provinciales et journaux de lettrés, non des écritures religieuses ni des chroniques anciennes. Le konoha-tengu entre dans l'écrit comme une créature qu'on rapporte avoir vue, non comme une catégorie doctrinale, et cette différence d'origine explique presque tout le reste.

L'observation de la rivière Ōi

La description de référence provient du Shokoku Rijindan, le recueil de rumeurs provinciales que Kikuoka Senryō publia en 1743. Dans la province de Suruga, au-dessus de la rivière Ōi, on disait voir la nuit de grands oiseaux aux ailes semblables à celles du milan, de quelque six shaku d'envergure, près d'un mètre quatre-vingts, au visage aux traits presque humains, avec bec, queue, et mains et pieds à cinq doigts. Ils prenaient du poisson en quantité et, au moindre signe de présence humaine, s'enfuyaient. Voilà le konoha-tengu que donnent les sources : une créature ailée, farouche et nocturne, dont l'adresse n'est pas martiale mais celle du pêcheur de rivière. Aucune ne lui prête la maîtrise du sabre, ni la récitation de sûtras, ni les mudrās du shugendō. Ce qu'on lui reconnaît, c'est le vol, la visée sur l'eau noire et une extrême méfiance envers les hommes.

Le dernier de la montagne

La place qu'il occupait parmi les siens est fixée par le Kasshi Yawa, le journal que Matsura Seizan commença une nuit de 1821 et poursuivit jusqu'à sa mort en 1841. Il y est dit que le konoha-tengu tenait un rang très bas dans le monde des tengu, et qu'il gagnait sa vie en vendant du bois et en portant les charges de ceux qui montaient au mont, afin de réunir des fonds destinés aux grands tengu. Ce n'est pas un maître : c'est le subalterne qui travaille pour le seigneur du sommet. Ses liens sont donc de deux sortes et de deux seulement. Vers le haut, le service : il obéit au grand tengu qui commande sa montagne. De côté, l'identité : le karasu-tengu est sa classe même sous une autre image, et la distance entre les deux noms tient au portrait et à la contrée, non à la hiérarchie. Kawanabe Kyōsai les a dessinés tournoyant en troupe au-dessus de l'Akiba-san, et c'est ainsi que la tradition les conçoit : jamais un, toujours beaucoup.

L'échelle qui n'est pas dans les sources

On lit couramment que le tengu s'élève par degrés : karasu-tengu bestial, konoha-tengu ascète et daitengu souverain. Cette progression ne figure dans aucune source d'époque. C'est un classement moderne, répandu au XXe siècle par les compendiums illustrés de yōkai et par les encyclopédies et les jeux qui s'en sont nourris, et il consiste à prendre des noms régionaux d'une même classe et à les aligner comme des échelons. La tradition sépare en deux, et non par ancienneté mais selon ce que l'homme fut avant de mourir : l'orgueilleux doué de savoir devient grand tengu ; l'orgueilleux qui en manque reste tengu mineur. Du même ordre est l'attribution de l'entraînement du jeune Minamoto no Yoshitsune au mont Kurama : celui qui l'instruit dans la légende est Sōjōbō, le grand tengu de ce mont, et non un konoha-tengu. Il faut le dire, car la tenue de yamabushi, le bonnet tokin et la conque horagai, appartient à l'image du grand tengu, et l'accrocher au mineur inverse exactement ce que disent les sources.

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Reliques

Symbolique

🔥

Element

Vent yang raffiné

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Nombre

9

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Couleur

Vert forêt foncé

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Animaux

Corbeau, Aigle yamabushi, Ours noir asiatique

Sigils:

Ailes de milanPoissons de l'ŌiFagot de boisCharge du marcheurFeuilles d'arbre

Traits

Pouvoirs

💔

Faiblesses

🧠

Comportement

🛡️

Resistances

Relations avec d'autres etres

Dans l’Atlas

Voyage à travers le monde d’origine des êtres et le cosmos de leurs dimensions.

Mythologies

📍 Japon
📅 Période Edo (1603-1868) et traditions postérieures

Le folklore japonais englobe traditions orales, mythes, légendes et créatures surnaturelles comme yōkai et kami, compilés dans des textes illustrés de l'époque Edo par Toriyama Sekien dans des œuvres comme Gazu Hyakki Yagyō et Konjaku Hyakki Shūi, reflétant les croyances animistes shintoïstes, les peurs écologiques face aux inondations et sécheresses, et le respect de la nature dans les rivières, lacs et rizières des régions comme Shiga, Osaka et Kyoto.

Sources

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Shokoku Rijindan

Kikuoka Senryō · 1743

Recueil en cinq livres de rumeurs et de curiosités des provinces du Japon, publié à Edo en 1743. Il réunit cent soixante-seize brefs chapitres répartis par matières, et c'est la source qui donne la description de référence du konoha-tengu : les oiseaux aux ailes de milan aperçus la nuit au-dessus de la rivière Ōi, à Suruga.

📚

Kasshi Yawa

Matsura Seizan · 1821-1841

Journal miscellané du seigneur de Hirado, commencé une nuit de 1821 et poursuivi jusqu'à sa mort en 1841, qui compte près de trois cents volumes entre la première partie, la continuation et la troisième. Il rassemble des nouvelles d'amis et de connaissances, des événements étranges que l'auteur entendit ou vit, et les usages de son temps. Son volume soixante-treize est celui qui place le konoha-tengu au rang le plus bas du monde des tengu, vendant du bois et portant des charges.

Questions fréquentes

Le konoha-tengu est-il une phase entre le karasu-tengu et le daitengu ?

Non. C'est un autre nom de la même classe que le karasu-tengu, le tengu mineur. L'échelle à trois échelons est un classement du XXe siècle, non des sources.

Comment les sources d'époque le décrivent-elles ?

Le Shokoku Rijindan (1743) le donne comme un grand oiseau aux ailes de milan de quelque six shaku, au visage presque humain, avec bec et queue, et mains et pieds à cinq doigts, qui pêchait la nuit dans l'Ōi et fuyait l'homme.

Quelle place tenait-il parmi les tengu ?

Une très basse. Le Kasshi Yawa raconte qu'il vendait du bois et portait les charges des marcheurs de la montagne pour réunir des fonds destinés aux grands tengu.

A-t-il entraîné le jeune Yoshitsune au mont Kurama ?

Non. Ce maître est Sōjōbō, le grand tengu du Kurama. Aucun tengu mineur n'est le héros de la légende, et la lui attribuer relève de l'erreur même qui a inventé l'échelle.

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Bestiarypedia. (2026, August 22). Konoha-tengu. Bestiarypedia. https://bestiarypedia.com/fr/beings/tengu-konoha-mountain-ascetic

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Dernière mise à jour: 22 août 2026